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Un Pays unique
en sa diversité !
Le Mont Ventoux,
sentinelle de la Provence, veille sur le Comtat Venaissin et le
Pays de Sault. Tout le midi le voit, et où que l'on se trouve,
il apparaît différent. Il est le phare incontesté
des marins et le point de mire des pilotes aériens qui le
recherchent au carrefour des lignes méditerranéennes.
Depuis Avignon,
c'est le géant bleu qui à chaque pas emplit davantage
l'horizon et la route. De Bédoin, de Pernes-les Fontaines,
de Sault, il est là, tout proche. On le caresse du regard,
on le touche de la main. II joue à se montrer, à se
cacher à varier sa forme imposante. De la cime au piémont,
de larges échancrures lacèrent les pans gigantesques
de la montagne laissant découvrir au détour des chemins
une forêt riche et centenaire Là-haut, impudique,
il se dévoile totalement et fait apparaître une blancheur
immaculée.
Chaque jour,
chaque heure, chaque saison donne une tonalité différente
à la végétation et à la lumière. Le ciel et ses nuées font du Ventoux un grand seigneur. Vêtu
de vertes frondaisons, de toisons rousses ou d'un manteau blanc,
il est beau et noble dans tous ses aspects.
Lorsqu'on accède
à son sommet, on comprend l'enchantement décrit par
les poètes. Toute la grande Provincia Romaine est là,
sous vos pieds, dans ses frontières naturelles. La cime du
Ventoux est le centre d'une vaste étendue, de la Méditerranée
aux Alpes en passant par le Rhône.
Aussi loin que
porte le regard, le visiteur observe une véritable tapisserie
aux tons subtils, aux variations ensoleillées ou
ombrées,
faite de forêts, de rocs, de chaînes, de crêtes, de villages, de hameaux, de rivières et de miroirs d'eau.
Un rose de terre sous la rose des vents.
Les villes et
les villages de son piémont, du Comtat Venaissin et du comté
de Sault forment un pays unique dans sa diversité,
tirant
du Ventoux son propre éclairage l'utilisant et le vénérant
à sa manière.
Innombrables
Pays ! Les maraîchers de cette riche plaine, les montagnards,
bûcherons cultivateurs de lavande et truffes,
chasseurs,
vignerons de ces versants boisés ; pâtres parmi cette
pierraille herbeuse ; peintres de ces lieux frappés de magie;
poètes comme Marie Mauron, Mistral ou Aubanel le furent parmi
tant et tant d'autres ; botanistes, curieux de plantes et
d'insectes
comme Jean Henri Fabre mystiques et dévots comme jadis Pétrarque
et, depuis, tant de pèlerins païens d'autrefois, religieux
de toutes religions et de toutes beautés ; curieux, touristes.
Voilà le peuple fidèle et passionné si diversement amoureux de ce Ventoux aux mille caractères.
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